Pourquoi la surveillance de l'air est l'outil de vérification des contrôles par excellence
Les dispositifs de prévention collective — confinements, unités de dépressurisation (UDP), sas de décontamination — réduisent l'émission de fibres mais ne l'éliminent pas. La surveillance de l'air apporte la preuve quantitative que ces dispositifs fonctionnent comme prévu. Sans elle, une entreprise de désamiantage peut achever un chantier, délivrer un certificat de fin de travaux et quitter les lieux sans qu'il existe la moindre preuve objective que le confinement a tenu, que l'UDP a maintenu la dépression tout au long de l'opération ou que des fibres n'ont pas été émises au-delà de la zone contrôlée.
En France, le contrôle de l'empoussièrement en fin de travaux est légalement obligatoire après tout désamiantage, en application de l'arrêté du 26 décembre 2011. Pour les travaux SS4 (retrait de matériaux friables), le contrôle doit être réalisé par un laboratoire accrédité COFRAC. Au Royaume-Uni, l'essai d'air de phase 4 de la procédure en quatre phases est obligatoire après tout retrait d'amiante notifiable. En Australie, la surveillance de l'air est requise par le Code de bonnes pratiques de Safe Work Australia avant la délivrance du certificat de libération de la zone. En Espagne, le RD 396/2006 impose la vérification post-travaux des niveaux de contamination atmosphérique.